L’expression « dysfonctionnement professionnel » associée à la profession enseignante montre à elle seule que le taux de décrochage qu’on y observe, non seulement au Québec mais également ailleurs dans le monde, est forcément le symptôme d’un manque. Mais qui donc en est responsable ?
Je tiens à être clair : il n’y a pas à douter que le fait de travailler collectivement à améliorer les conditions extérieures d’exercice de la profession enseignante aura des retombées positives, tant pour les enseignants que pour les élèves dont ils ont la charge. C’est même toute la société qui en bénéficiera. Le gouvernement doit s’attaquer à toutes les causes systémiques du dysfonctionnement qui affecte la persévérance professionnelle des enseignants. D’un point de vue individuel toutefois, pendant que les décideurs travaillent à réaliser ce à quoi ils se sont engagés en obtenant le pouvoir, il demeurera tout aussi essentiel d’améliorer les conditions intérieures d’exercice de la profession, celles-là mêmes qui – et c’est la thèse que je défends ici – permettent le plus et le mieux de faire l’école, d’être utile et de durer.

















